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 La puissance de l'UNSA, la souplesse de l'autonomie.



                                       

Editorial, par Eric GOURDIN Secrétaire National

Parlons d’avenir.

La révision générale des politiques publiques (RGPP) nous conduit vers de nouvelles modalités de travail. Ces décisions m’amènent à envisager deux options concernant notre avenir professionnel. La volonté du Gouvernement exprimée par cette décision peut traduire la volonté de mettre en place une Police de l’environnement. Si tel est le cas, il convient effectivement de mettre de la cohérence dans la réalité de terrain.

Le SNAPE-UNSA est favorable depuis longtemps à un rapprochement progressif des moyens de l’ONCFS et de l’ONEMA pour une meilleure efficacité. Dans le cadre de cette option, je souhaite que cette orientation s’accompagne d’une amélioration des capacités de travail notamment en terme de compétences judiciaires. L’exercice au quotidien des missions de police techniques qui sont les nôtres démontre les limites de nos capacités judiciaires et notre besoin d’aller plus loin. « Agents chargés de certaines fonctions de police judiciaire » ne répond plus à nos besoins.

Elles sont inappropriées et inadaptées aux nouvelles méthodes de travail et aux techniques employées par les délinquants de tous poils. Je ne partage absolument pas l’idée selon laquelle nous devons faire appel à un OPJ généraliste. Les raisons sont évidentes et bien terre à terre :

        - l’OPJ est un spécialiste du « pénal » et du Code de la route, il ne connaît pas les matières techniques que nous traitons,

        - l’OPJ ne connaît pas le dossier sur lequel on travaille et qui nous occupe parfois depuis plusieurs années,

        - l’OPJ est largement accaparé par ses propres dossiers et les risques de traiter notre affaire sans l’implication nécessaire sont grands et réels,

        - l’OPJ ne sait pas l’objectif que nous voulons atteindre et même si nous lui expliquons ce ne sera que superficiellement. Ne connaissant pas, notamment le cadre juridique technique, il ne sera pas efficient dans les auditions. D’ailleurs, bien souvent, c’est nous, agents chargés de CFPJ,qui faisons le boulot des OPJ.

Bref, la police de l’environnement doit trouver sa vraie place et bénéficier du cadre de travail ordinaire dicté par le code de procédure pénale. Par ailleurs, je pense que cette qualification serait le résultat de l’engagement du Gouvernement dans cet axe et assurera à long terme l’existence des Corps techniques.

Mais cette décision de la RGPP peut aussi être considérée comme l’aube du déclin de nos missions de police au bénéfice de tâches purement administratives ; je pense, pour être clair, à des missions de relevés de terrain (compteur d’eau, surfaces…). Chacun de nous sait bien que l’administration cherche des agents de terrain pour assurer ces tâches. La DDAF essaie depuis de nombreuses années de nous récupérer pour ça.

Si l’ambition du gouvernement est celle là, alors notre métier va profondément changer. Les primes et indemnités qui y sont attachées aussi !!

Personnellement, j’ai choisi le SNAPE-UNSA parce que d’une part c’est un syndicat apolitique, mais surtout parce qu’il est le seul à défendre l’idée de la nécessité d’une véritable police de l’environnement pour protéger, oui je dis bien PROTEGER, les espèces, les espaces et toutes les ressources naturelles indispensables à la survie de l’Humanité.

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